PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

mercredi 14 février 2018

LES DICTATEURS EN DÉMOCRATIE

LES PEUPLES ET LES OLIGARCHIES
                                          




Ce qui se vit présentement en Amérique latine, tout particulièrement au Venezuela, met clairement en évidence  la nature des deux démocraties qui sont, de toute évidence, incompatibles entre elles. Il y a dans l’un des deux cas une usurpation du sens originel donné à la démocratie par les philosophes grecs d’avant notre ère. Ces derniers définirent la « démocratie » comme le pouvoir du peuple pour le peuple. Jusqu’à nos jours, cette définition continue à s’imposer avec quelques variantes qui peuvent en modifier substantiellement  le sens.

LA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE

Dans nos démocraties occidentales, dites représentatives, l’accent est mis sur la présence de partis politiques et sur des élections qui permettent à la population de choisir ses élus pour les représenter  dans la gestion de l’État au profit du bien commun du peuple. Exprimée ainsi, la démocratie garde tout son sens. Cependant, l’histoire nous enseigne que des pouvoirs dominants et bien argentés ont su prendre le contrôle de partis politiques ainsi que du choix de leurs principaux candidats. Ils ont également su s’assurer d’une bonne emprise sur les mécanismes électoraux de manière à ce que leurs choix initiaux soient confirmés par l’élection de ceux qui leur permettront de maintenir le régime de leur choix, leur accès aux richesses et leur  participation aux décisions fondamentales.  

Ces groupes puissants peuvent s’identifier aux oligarchies nationales et internationales et être, ce que certains auteurs appellent l’État profond. Ce sont finalement eux qui prennent le contrôle des pouvoirs de l’État et ce sont eux qui décident des grandes orientations politiques et économiques, tout comme des guerres et des alliances avec d’autres pays. Sur ces questions, le peuple n’a rien à dire et ne peut rien dire, l’information étant elle-même sous leur contrôle.

Cette démocratie que défendent l’empire étasunien et tous ses Alliés en Amérique latine et ailleurs dans le monde prend les allures d’une véritable dictature qui impose les régimes politiques et économiques qu’elle veut bien et que les peuples n’ont qu’à accepter et suivre. Nous pourrions l’appeler la dictature des oligarchies mise au service prioritaire de leurs propres intérêts. Les intérêts du peuple devront s’ajuster à ces derniers.

LA DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

Dans la démocratie participative, comme c’est particulièrement le cas au Venezuela, il y a également divers partis politiques et des élections qui se réalisent conformément au chronogramme prévu dans la Constitution. D’ailleurs, il faut noter que cette Constitution a été élaborée en collaboration directe avec le peuple et votée par ce dernier par référendum. Ce seul fait contraste avec la situation de la majorité des pays de la région dont la  constitution est le produit d’une élite qui en a fait la rédaction et d’un Parlement qui en a confirmé la légalité.

Dans la Constitution vénézuélienne, le peuple peut en tout temps révoquer par référendum un élu, qu’il soit président, ministre ou maire. Cette démarche se fait conformément aux dispositions prévues dans la Constitution.  Cette procédure a été utilisée, en 2004, par l’opposition contre Chavez. Le peuple ne leur a pas donné gain de cause et Chavez a pu poursuivre à la tête du pays.

Il faut également noter que le système électoral vénézuélien a été élaboré de manière à rendre impossibles toutes les formes de fraudes et de tricheries auxquelles  donnent lieu les élections sous l’ancien régime.  Dans le cas du Venezuela, les morts ne peuvent plus voter. Chaque électeur et électrice sont identifiés par leur empreinte digitale et le vote qu’ils émettent est aussitôt pris en charge par des équipements électroniques qui font que le système électoral vénézuélien fut reconnu par la Fondation Carter et de nombreux observateurs internationaux  comme l’un des plus fiables au monde.

Cette mise en place d’un système électoral aussi blindé ne rend pas la tâche facile à ceux et celles qui avaient l’habitude de faire appel aux morts, à modifier le calcul des votes, etc.… Les fraudeurs ne peuvent pas compter sur des semaines, avec un accès facile, aux boîtes de votation pour s’assurer que le gagnant soit vraiment l’un des leurs. Le vote du peuple est celui qui est comptabilisé. Par exemple, au Honduras, un pays d’à peine 9 113 000  millions  de personnes, il y a eu des élections, le 26 novembre dernier. Il a fallu plus de deux semaines pour faire le compte des 6 046 873 votants. Ce fut le temps dont ils ont eu besoin pour frauder le vote du peuple et donner les apparences de démocratie en présentant leur candidat comme l’élu du peuple. Au Venezuela, avec plus de 18 millions d’ayants droit à voter, il n’y a pas de temps mort.  Les résultats sont connus la nuit même des élections.

Dans cette démocratie, le peuple est roi et maître. Il est impliqué par divers moyens  dans les décisions politiques et économiques. En juillet 2017, il a participé à l’élection d’une  Assemblée nationale constituante (ANC) composée de 545 personnes de tous les milieux, de toutes les régions, des diverses professions, etc. Plus de 8 089 329 personnes se sont déplacées dans des circonstances difficiles pour aller voter. Elles représentaient  41.53% de l’électorat vénézuélien. Un pourcentage qui demeure, malgré tout, bien au-dessus des 26% qui ont élu le président du Chili, en décembre dernier.

Il importe de signaler que cette Assemblée nationale constituante  représente le pouvoir suprême du peuple auquel  tous les autres pouvoirs de l’État doivent se soumettre. La convocation d’une telle ANC est du ressort du Président de la République. Il a utilisé ce pouvoir pour mettre fin aux actions criminelles d’une opposition qui semait la violence, la mort et la destruction dans le pays. Cette ANC constitue le  pourvoir originel du peuple. Il n’est fondé sur aucun parti politique et tous citoyens et citoyennes peuvent se présenter pour représenter les secteurs de leur appartenance.

Cette démocratie se dit participative et c’est le peuple qui en est le maître. En ce sens nous pouvons dire que le peuple vénézuélien est le dictateur de sa démocratie. C’est lui qui a, en tout,  le dernier mot. L’ANC a été convoquée pour une durée de deux ans. Le temps de stabiliser les pouvoirs de l’État et d’assurer la paix dans le pays.

On peut comprendre, dans pareil contexte, que les tenants de la démocratie représentative n’apprécient guère cette démocratie participative où c’est le peuple qui décide et non l’empire et ses oligarchies. Ce n’est pas pour rien qu’ils proclament à travers tous leurs médias, pour mieux confondre l’opinion publique internationale que Maduro est le dictateur et  qu’il faut intervenir pour restaurer la démocratie dans ce pays, le Venezuela. Les dictateurs de la démocratie représentative ne veulent pas de la dictature du peuple avec cette démocratie participative.

Tout récemment le secrétaire d’État des États-Unis s’est rendu dans plusieurs pays de la région pour promouvoir une intervention militaire au Venezuela, autant que possible, avant la tenue d’élections présidentielles prévues pour le 22 avril. Aussi curieusement, que ça puisse paraître, cette date, du 22 avril a été suggérée par l’opposition vénézuélienne dans le cadre des négociations de paix entre gouvernement et opposition. Il faut dire que cette dernière a été soumise à des pressions très fortes venant de Washington. L’accord de paix qu’elle s’apprêtait à signer ne l’a pas été, dû à ces pressions. Au moment même de la signature, cette opposition reçut un appel en provenance de Colombie. Il s’agissait du président de Colombie, Manuel Santos,  et  du Secrétaire d’État  des États-Unis, Rex Tillerson, alors en Colombie. La suite est que cet accord qui devait apporter la paix n’a pu être signé.

POUR CONCLURE

Disons d’abord que nous vivons sous deux régimes de démocratie, celui qui est dominé par les oligarchies et l’État profond et celui qui est soumis au pouvoir du peuple.  Les premiers aiment les élections sur lesquelles ils ont plein pouvoir, ce qui est le cas de la démocratie représentative, mais n’aiment pas les élections sous contrôle du peuple.  Par exemple, les douze pays identifiés comme faisant partie du groupe de Lima, dont fait partie le Canada, sont contre les élections présidentielles au Venezuela, programmées pour le 22 avril et voulues par le peuple vénézuélien. Ils se substituent au peuple vénézuélien pour décider à sa place de la pertinence ou pas de ces élections. Le plus scandaleux dans tout ça c’est qu’ils se réclament de la démocratie pour imposer au peuple vénézuélien leur volonté. Ils veulent interdire au peuple d’élire le président de leur choix. C’est de cette manière qu’ils disent vouloir restaurer la démocratie au Venezuela.

Oscar Fortin
Le 14 février 2018


lundi 4 décembre 2017

LE MESSIE DE LA FIN DES TEMPS




JUIFS, CHRÉTIENS, MUSULMANS EN TÉMOIGNENT

Les trompettes de la guerre n’ont jamais retenti aussi fortement que dans les temps que nous vivons. Les moyens de communication nous en répercutent l’écho en provenance des cinq Continents tout en étayant le déploiement des armes les plus sophistiquées sur terre, sur mer et dans l’espace. Tous les ingrédients d’une guerre totale sont réunis et les détenteurs de ces puissances n’attendent que le moment opportun pour ouvrir le feu. Cette guerre, selon le président Vladimir Poutine, sera sans vainqueur puisqu’elle ne laissera aucun survivant. Elle marquera la fin de l’itinérance de l’Humanité dans le temps.  Serait-ce pour autant la fin de l’Humanité tout court ? Certains croient que oui, d’autres croient que non.

Selon la tradition juive, chrétienne et musulmane, la survie de l’Humanité peut compter sur la venue d’un SAUVEUR, appelé le MESSIE. Selon la tradition hébraïque, ce MESSIE viendrait à la fin des temps pour sauver l’Humanité de son anéantissement définitif. Pour les prophètes juifs, il est cet homme, figure centrale de leur foi, issu de la lignée du roi David , qui amènerait à la fin des temps une ère de paix et de bonheur éternel dont bénéficieraient la nation israélite et le monde qui s'élèverait avec elle. 

Il est pertinent de noter ici les déclarations d’un des rabbins les plus respectés et orthodoxes que le peuple d’Israël ait connu en ces derniers temps. Avant de mourir, en 2006, il a laissé un message qui devait être révélé une année après sa mort. Dans ce message, il révélait que Jésus était le véritable Messie proclamé par les prophètes et que son retour, comme Messie, se produirait peu de temps après la mort d’Ariel Sharon, toujours vivant, dans un coma profond. Ce dernier décédera en 2014, sept ans après la mort du rabbin. Vous pouvez lire cette histoire en allant sur ce lien. 

Pour les chrétiens et les musulmans, cet homme, issu de la lignée du roi David, n’est nul autre que Jésus de Nazareth, fils de Marie. Il doit revenir à la fin des temps pour juger le monde et ouvrir toute grandes les portes à une Humanité nouvelle.  L’apôtre Paul confirme cette croyance dans ses échanges avec les gens d’Athènes.
 Actes 17:31 ^
« Dieu, sans tenir compte des temps d`ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu`ils aient à se repentir, parce qu`il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l`homme qu`il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts... Lorsqu`ils entendirent parler de résurrection des morts, les uns se moquèrent, et les autres dirent: nous t`entendrons là-dessus une autre fois. » (Actes 17:30 ^31,32)

Je ne doute pas que de tels propos, pour un grand nombre d’hommes et de femmes d’aujourd’hui, suscitent une réaction semblable à celle de ces gens du temps de l’apôtre Paul. Ce scepticisme n’est toutefois pas un argument décisif sur la vérité des faits rapportés. Certains y ont cru et y croient toujours, d’autres pas. Dans le cadre de cette réflexion, je m’attarde plutôt à ceux et celles qui y croient pour mieux en saisir les messages y leurs implications pour l’Humanité. De fait, les choix sont simples : soit que tout se termine avec la guerre totale, effaçant de la surface de la Terre toute forme de vie, soit qu’un autre monde demeure possible dans une nouvelle dimension de vie qui nous est encore scientifiquement inconnue. 

Nous avons l’habitude de parler des extra-terrestres qui se déplacent dans l’univers avec leurs soucoupes volantes. Nous les considérons comme des êtres intelligents qui habitent d’autres planètes et vivent, comme nous, dans l’espace et le temps. S’ils existent vraiment, leur existence n’a rien de semblable avec la résurrection que les croyants reconnaissent en l’homme Jésus. Ce dernier n’a besoin d’aucune soucoupe volante et échappe aux lois de l’espace et du temps. De même, la résurrection de Jésus n’a rien à voir avec la résurrection de Lazare qui a été ramené à sa vie terrestre et qui a connu, en toute vraisemblance, une deuxième mort. Ce qui n’est évidemment pas le cas de la résurrection de Jésus qui le fait passer à une nouvelle dimension de la vie. En ce sens, il devient le premier né d’une race nouvelle pour un monde nouveau, libéré des contraintes du temps, de l’espace, de la mort. Le livre de l’Apocalypse de l’apôtre Jean en parle en ces termes :

« 1 Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n'était plus. 2 Et je vis descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s'est parée pour son époux. 3 Et j'entendis du trône une forte voix qui disait : « Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. 4 Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. »

Le Noël des chrétiens célèbre la naissance de cet homme reconnu par les bergers et les rois mages comme étant le Messie annoncé par les prophètes. Les Évangiles nous en racontent les grands moments qui ont marqué son itinéraire sur la terre. Son enseignement se retrouve particulièrement dans son sermon sur la montagne et les points fondamentaux dans le récit du jugement dernier.  

Je conclurai cette réflexion en disant tout simplement que le Messie de la fin des temps est également le Messie de l’avènement d’un monde nouveau. On peut y croire tout comme on peut ne pas y croire. Personnellement, j’y crois.

Oscar Fortin
Le 4 décembre 2017


mardi 21 novembre 2017

LA RADICALITÉ QUI OPPOSE LES DEUX MONDES



Plus l’Humanité approche de cette grande confrontation finale, plus clairement se révèle ce sur quoi portent les enjeux les plus fondamentaux de cette dernière. Nous n’en sommes plus à des chicanes de voisins qui se disputent un coin de terre et des têtes de bétail ou encore des prétentions de supériorité sur leur voisinage. La confrontation n’est plus locale ou régionale, mais mondiale. C’est comme si la confrontation légendaire que nous rapporte l’histoire biblique de Caïn (le mauvais) et d’Abel (le bon) nous revenait à l’échelle de l’Humanité entière 
   
Depuis que le monde est monde, nous parlons du bien et du mal comme étant les forces qui opposent les humains entre eux. Par contre, ce n’est pas depuis que le monde est monde que nous en saisissons les véritables contenus. Tout au long de l’histoire, les rois, les puissants ont toujours su se couvrir  du parapluie du bien, laissant à leurs adversaires celui du mal. Cette réalité se fait d’autant plus éclatante de nos jours que l’art des moyens de communication sait convertir en bien les actions les plus criminelles et en  mal les actions les plus héroïques. Il suffit de penser aux « bombardements humanitaires » qui allaient faire des centaines de milliers de morts en Libye ou encore aux « casques blancs » en Syrie pour mieux dissimuler leurs liens avec les terroristes.  Par contre, grâce à ces mêmes moyens de communication les peuples prennent conscience de cette arnaque qui touche l’Humanité entière. Ce bien que nous présentent les forces du mal  s’évapore au fur et à mesure que les faits en révèlent le mensonge, la manipulation, la tricherie, l’hypocrisie. Sous cet angle, le mal qui domine l’un de ces deux mondes porte un nom : le capitalisme sauvage, caractérisé par un individualisme conquérant,  dominateur et manipulateur. L’Empire, sous contrôle de l’État profond étasunien en est le maître et, face à lui, l’autre, tout ce qui n'est pas lui, ne peut être qu’un subalterne aux ordres de ce dernier.

Si le bien que nous vantent les médias de l’Empire se révèle être que fumisterie, il est possible que le mal qu’il nous révèle soit tout autant de la fumisterie.  Y aurait-il de cette fumisterie derrière ces chefs de gouvernements qu’il nous présente comme des dictateurs et de véritables ennemis des peuples ? On parle souvent de cette diabolisation qu’il fait de ceux et celles qui ne se rangent pas à ses diktats. Au nombre de ces êtres diabolisés  nous pouvons penser à Salvador Allende, président du Chili, victime d’un coup d’État militaire. Fidel Castro a fait partie de ces personnes diabolisées, investies de tous les crimes. On peut en dire tout autant de Saddam Hussein, président d’Irak qui est mort, pendu à une corde. Mohamed Kadhafi  est un autre cas, victime de cette diabolisation et d’un assassinat cruel. Bachar el-Assad, de Syrie, n’échappe pas à cette diabolisation, tout comme Nicolas Maduro, du Venezuela, et Evo Morales, de Bolivie. Toutes ces personnes ont ceci de particulier : elles ont dit non aux prétentions de l’Empire tout en disant oui à la souveraineté et au développement de leur peuple. Ces derniers ne sont pas seuls : la Russie, la Chine, l’Inde et l’ensemble des pays non alignés sont également là pour dire non.

La polarisation de « ce non » se retrouve incarnée de manière très particulière par la Russie de Vladimir Poutine et par ce regroupement des pays du BRICS. Face au capitalisme sauvage et unipolaire s’oppose un « monde multipolaire », dominé par le respect du droit des peuples et des personnes. Il y a une incompatibilité fondamentale entre les prétentions d’un Empire à dominer le monde et les prétentions des peuples et des États à assumer pleinement leur souveraineté et indépendance. Il n’y a plus de place pour un  MAÎTRE DU MONDE qui s’immisce dans les affaires internes des peuples et des États. Son existence ne peut cohabiter avec un monde « multipolaire et souverain ». La Grande Guerre, celle qui devrait donner un nouveau souffle à l’Humanité, portera sur cette confrontation entre un capitalisme sauvage et unipolaire et un socialisme humain et multipolaire.

Toujours dans le cadre de la symbolique légendaire d'Abel et de Caïn, le premier doit retrouver ses troupeaux et le second s’en tenir à ses champs. Dans ce dernier combat à venir, Abel connaît, cette fois, les intentions de son frère Caïn  à son endroit.

Je conclus cette brève réflexion en interpellant les Églises et particulièrement le Vatican sur le rôle que l’Empire leur fait jouer dans ce combat à venir.  Si le pape François a écrit une déclaration forte sur le capitalisme sauvage dans son Exhortation apostolique Evangelii gaudium, le Vatican et la grande majorité des épiscopats catholiques n’en continuent pas moins d’être des collaborateurs de l’Empire dans sa lutte contre toutes les forces de nature à mettre en question sa suprématie. Toujours, selon l’imagerie de la légende d’Abel et de Caïn, on peut dire que le pape parle en faveur d’Abel et que le Vatican et ses épiscopats agissentt en faveur de Caïn. De quoi nous rappeler la prostituée de l’Apocalypse de Saint-Jean.


Oscar Fortin
Le 21 novembre 2017



https://www.mondialisation.ca/la-chine-la-russie-et-le-monde-multipolaire/5536774