PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

mardi 30 mai 2017

A LOS OBISPOS LATINOS EL PAPA HABLA DE CONVERSION




El encuentro de los representantes del Consejo episcopal latino americano (CELAM), el viernes, 26 de mayo, había sido solicitado de parte del CELAM para exponer al papa la situación compleja de la crisis política y humanitaria que se vive en Venezuela. Ya , en principio de mayo, los obispos de Venezuela se habían reunidos para discutir de ese problema. En una declaración oficial, la cúpula episcopal venezolana identifica al  gobierno actual como "Socialismo del siglo XXI", “percibido” como un sistema totalitario, militarista, policial, violento y represor, que ha originado los males que hoy padece nuestro país.” Se opone evidentemente al llamado del Presidente constitucional a la convocatoria de una Asamblea nacional constituyente como  camino hacia la paz. Llama al pueblo a no aceptar esa Convocatoria y de alzar su voz para denunciarla. Sous le couvert du respect des droits de la personne et de la démocratie il vise sous la direction des Etats-Unis la prise de contrôle du Venezuela en passant outre au droit international et à la Charte de l’OEA.


Unas semanas después esa declaración del 5 de mayo, se juntaron en el San Salvador el Consejo episcopal de américa latina. Mas de cientos obispos de todas la partes de América latina, de los Caribes, de Estados Unidos y de Canadá participaron a ese encuentro, recordando, ante todo, los cien anos de nacimientos del obispo Oscar Romero.  Allí, también hablaron mucho de Venezuela, país sometido, según lo entendido, a un gobierno dictatorial y represor. Decidieron nombrar unos obispos para seguir de cerca lo que esta realmente pasando en ese país hermano.


La demanda y la realización del encuentro con el papa Francisco fue iniciativa de los representantes del CELAM.  El papa Francisco les acogió el 26 de mayo. Una parte importante del contenido de lo discutido nos viene del presidente del CELAM, el cardenal   Rubén Salazar Gomes. A la lectura de lo que nos revela el cardenal, resalta como tema principal, como implementar mejor en AL lo referente a Evangelii Gaudiium, Amoris Laetitia y Laudato Si. Según el cardenal esos tres grandes documentos son tres grandes tareas que tienen en el CELAM, pero no saben como tratarlos. Al respecto dialogaron con él papa para recibir las instrucciones que él les pueda dar sobre cómo deben trabajar. El papa Francisco les dijo que se trataba de una conversión profunda que toque toda la Iglesia empezando por los pastores, la vida consagrada, los laicos, pero sobre todo las estructuras, las metodologías, las expresiones.

En cuanto a Venezuela, salieron del encuentro con la convicción que no les corresponde proponer salidas, pero sí el pedir a las partes que se mantengan lo más estrictamente posible dentro de los cánones de la ley y de la Constitución y sobre todo que no se recurra a la violencia. El tono ha cambiado, el comportamiento no es mas dar las soluciones a las partes en conflicto, sino insistiendo  para que los problemas se solucionen por vías políticas, en el respeto completo de las leyes y de la Constitución del país.  En cuanto a la violencia, les pertenece denunciarla y exigir de todos de renunciar a ella para realizar los cambios buscados de unos y de otros.

El papa Francisco, en su homilía del día, en la capilla santa Marta tuvo esa expresión dirigida a los obispos y pastores del mundo “No se creen el centro de la Historia”. Hace unos días tuvo esa otra reflexión “Sin discernimiento la fe es ideología”. No hace duda que esas reflexiones le vienen de lo que ve y vive. Quiere que todos los pastores vuelven a una espiritualidad de camino cuyo destino esta entre la manos del Espíritu Santo.

El hecho que el papa ponga de nuevo la importancia por los obispos de dar vida a los tres documentos mencionados, constituye en si una llamada a la conversión. Hablar del capitalismo salvaje en un contexto de oligarquías que viven de  ese mismo capitalismo exige una verdadera conversión a los evangelios y a una autentica solidaridad humana.

Los países de América latina son múltiples y todos tienen serios problemas. Pobres, homicidios, exclusión social, corrupción y tantos otros problemas llaman en prioridad a los obispos estar al lado y del lado de los sufren de esos males.

Oscar Fortin
El 30 de mayo 2017



 


dimanche 28 mai 2017

LA TROISIÈME GUERRE MONDIALE S’ANNONCE INÉVITABLE


LES NEURONES CONTRE LES GROS BRAS



La tournée récente de Donald Trump au Moyen-Orient, en Israël et en Europe a mis en évidence le caractère prédominant de ce Président qui sait s’imposer là où il le veut, et comme il le veut. Son personnage représente bien le vrai visage d’un empire qui repose avant tout sur sa puissance financière et militaire. Cette puissance lui permet de décider ce qui est bien et ce qui est mal pour la sécurité et les intérêts des États-Unis d’Amérique. Il a le pouvoir d’imposer des sanctions qui rappellent aux récalcitrants et insoumis que leur sort repose entre ses mains. Ils n’ont qu’à être gentils et à payer leur dîme annuelle pour bénéficier de sa protection.

Il ne lui a fallu que 100 jours pour que ses promesses électorales, visant, entre autres, la gouvernance interne des États-Unis et son retrait de la gouvernance mondiale, s’évaporent en fumée.  Voici ce que j’écrivais au lendemain de son élection :

« L’enthousiasme, suscité par la victoire de Donald Trump, repose, entre autres, sur le fait qu’il se présente comme une alternative indépendante pouvant mettre fin à un système qui nivelle, à l’interne, le nationalisme profond du peuple et ses intérêts au profit des plus nantis et, à l’externe, qui impose au monde  un ordre mondial dont il est le seul maître. En fin de compte, il remet en question l’État profond existant, dominé par quelques grandes familles et grandes institutions financières et industrielles. Ses promesses électorales parlent de redonner le pouvoir au peuple et de mettre fin à cette politique impériale de conquête et de domination. De quoi susciter beaucoup d’espoir chez ces millions d’étasuniens qui vivent dans l’anonymat d’une pauvreté qui est loin de l’emblème d’un pays qui se dit riche et démocratique. Il en va de même pour de nombreux pays qui vivent sous la tutelle de l’empire ou qui en sont constamment menacés. »

Celui qui se réclamait de n’avoir que des paroles se transformant en réalisations s’est vite révélé comme celui dont les actions allaient à l’encontre de ses paroles. Loin de réduire la présence militaire des États-Unis dans le monde, il en augmente la présence à un rythme accéléré. Les navires de guerre, les porte-avions se déplacent dans le Pacifique  et les bases militaires dans le monde se renforcent et se multiplient.  Il privilégie les dépenses militaires.  Il n’a pas attendu la permission de qui que ce soit pour lancer 59 missiles sur le territoire syrien. Il a fallu qu’on lui dise que Bachar Al Assad avait utilisé des armes chimiques pour qu’il l’attaque. Pas question pour lui de vérifier si les informations reçues étaient fondées.  De toute évidence, il se révèle imprévisible dans ses actions et de moins en moins fiable dans ses engagements.

En Amérique du Sud, il fomente, par l’intermédiaire de l’OEA, une coalition entre les pays qui lui sont soumis pour envahir militairement le Venezuela en vue d’y récupérer les pouvoirs de l’État et les richesses du pays. Sur ce plan, il ne fait que poursuivre les politiques d’Obama tout en les renforçant par des interventions financières plus importantes et par des moyens plus musclés. La question du droit international des peuples à disposer d’eux-mêmes n’a aucune incidence dans ses décisions. La corruption, la manipulation, la violence font partie de ses moyens. Il a été entièrement récupéré par l’État profond, celui qui règne aux États-Unis et dans le monde.

À cet empire et à ses vassaux  s’opposent, comme puissances dominantes, la Russie et la Chine. Vladimir Poutine et son homologue chinois, Xi Jinping, ont une approche totalement différente de celle adoptée par l’Empire. L’un et l’autre se fondent sur le respect du droit international des peuples et des États à disposer d’eux-mêmes.  Leurs conquêtes ne se font pas par la force, mais par des alliances mutuellement consenties, répondant objectivement aux intérêts des principaux intervenants. Ils sont l’antithèse d’une mondialisation unipolaire sous la gouvernance de l’empire étasunien.

L’air de rien, ces deux puissances se sont donné les moyens de contrer les volontés impériales. Elles sont indépendantes et souveraines, se déplaçant dans le monde comme bon, il leur semble. Leurs discours et leurs engagements se rejoignent dans ce projet d’un monde multipolaire, fondé sur le respect de chacun des peuples et des États et sur la recherche d’une complémentarité assurant l’harmonie et la paix. Une telle approche frappe de plein fouet les volontés dominatrices d’un monde unipolaire sous la gouvernance de l’empire. Il s’agit d’un enjeu de vie ou de mort pour l’Empire et ce monde unipolaire sous sa gouverne.  En ce sens, on peut dire que la troisième guerre mondiale est déjà commencée et que l’étape des affrontements  qui se fait actuellement par pays interposés, comme c’est le cas en Syrie et en Ukraine, est à la veille d’éclater à un niveau plus élargi.

À ce jour, la Chine et la Russie ont résisté aux provocations multiples dont il furent l’objet sous de multiples formes. Pendant que les muscles de l’Empire se manifestent et font entendre le bruit de leurs bottes de guerre,  La Russie et la Chine raffinent leurs armements, élargissent leurs liens avec d’autres peuples et ne manquent pas d’accentuer les fissures qui se manifestent au sein des grandes Alliances occidentales, tels l’Union européenne, l’OTAN, l’OEA et certains grands traités commerciaux. Dernièrement, le premier ministre chinois a fait une tournée importante  pour renforcer la route de la soie. Une entente a été conclue avec le Chili, un allié traditionnel de Washington. Pour sa part, Vladimir Poutine a assuré le Venezuela de son soutien dans cette lutte qu’il mène contre les forces de l’Empire qui cherche par tous les moyens à intervenir militairement comme il le fit en Ukraine, en Libye et en Syrie. Le président Maduro a fait un appel formel à la Russie pour qu’elle l’aide pour contrer cette invasion. Il est évident que ce support permettra à Vladimir Poutine de prendre pied en Amérique latine et de bénéficier des avantages que représente le Venezuela avec ses richesses naturelles, dont le pétrole et certaines des grandes mines.

Tout cela pour dire que l’une des deux approches doit disparaître et que ce ne sera possible que par la destruction physique de l’une ou de l’autre. L’Empire ne saurait survivre à un monde multipolaire, pas plus d’ailleurs qu’un monde multipolaire  ne saurait exister sous la gouverne d’un Empire. Il est possible que les premières frappes  qui vont faire déborder la confrontation à un niveau mondial se réalisent contre la Corée du Nord. À partir de ce moment, tout peut devenir possible. On ignore toujours ce dont la Corée du Nord est capable. La Chine et la Russie ne sauraient rester les bras croisés.


Oscar Fortin
Le 28 mai 2017



vendredi 19 mai 2017

MADURO N'EST PAS SEUL



POUTINE LE REJOINT



Les dernières déclarations du président Poutine relatives au conflit interne  qui s’accentue entre le gouvernement légitime de Nicolas Maduro et une opposition  de plus en plus violente ont de quoi faire réfléchir les alliés régionaux de cette opposition qui souhaiteraient bien une intervention militaire. Déjà, en mars 2015, la Russie avait répondu oui à la requête du gouvernement vénézuélien contre lequel le président étasunien d’alors, Barack Obama, avait déclaré comme une menace à la sécurité nationale des États-Unis. Une déclaration qui l’autorisait, pratiquement, à intervenir militairement au Venezuela.

Cette fois-ci, cette intervention du Président de Russie auprès du gouvernement vénézuélien revêt un caractère tout particulier. Celle-ci se réalise la  journée même où le président de Colombie, Manuel Santos, est à la Maison-Blanche en compagnie de son homologue étasunien, Donald Tromp.  Au nombre des sujets abordés figure celui du Venezuela, présenté comme une tragédie humaine sous la gouverne d’un régime politique qui se révèle être un véritable fiasco.  Bien que riche en pétrole et minerais,  sa population vit dans la famine. Il faut s’unir, disent-ils, pour sortir le peuple vénézuélien de cette misère humaine. Rien n’est dit, évidemment, de cet acharnement pour renverser ce régime depuis le jour où il a vu le jour.

Des millions de dollars ont été investis et continuent de l’être pour créer les conditions permettant de justifier une intervention militaire en vue de renverser ce régime.  L’opposition interne est mise à contribution pour dénoncer ce gouvernement, qu’elle qualifie de dictatorial, et le provoquer sous diverses formes. Elle canalise les fonds destinés pour créer des zones de violence et susciter la peur et le mécontentement de la population.  La cause de tous ces malheurs est refilée, comme par magie, au gouvernement. La presse nationale et internationale se charge  de cette magie. Elle sait comment transformer le vrai en faux et le faux en vrai. L’important, c’est que l’opinion publique en arrive à dire: nous en avons  assez de ce gouvernement.

Il va de soi que l’OEA, organisme régional sous contrôle officieux des États-Unis, est mis à contribution  pour donner une couverture régionale et internationale à toute intervention militaire visant le renversement du présent régime.  Les principaux responsables de cet organisme ne se font pas de scrupule avec des questions d’éthique et de solidarité. À ce niveau, le pouvoir de l’argent et sa force persuasive à corrompre les plus faibles font le reste du travail. Il faut toutefois reconnaître l’intégrité et la grandeur d’un grand nombre de ceux et celles qui siègent au sein de l’OEA et qui ont su résister tout autant aux billets verts qu’aux menaces.

Au nombre de ces alliés visant la fin de ce régime, il y a la Conférence épiscopale  du Venezuela,  adversaire féroce de la Révolution bolivarienne depuis ses tout débuts.  Elle a participé, à visage découvert, à toutes les tentatives de renversement de ce régime.  En 2002, elle était là pour célébrer un premier coup d’État contre Chavez. Malheureusement,  l’intervention du peuple et d’une partie de l’armée demeurée fidèle au gouvernement constitutionnel  ont vite transformé cette joie en un cauchemar.  Cette fois-ci, ce même épiscopat n’en démarre pas et se prête sans scrupule aux activités clandestines et violentes de l’opposition et souhaite une intervention extérieure pour mettre fin à ce régime.

C’est dans ce contexte que réapparaît Vladimir Poutine qui répète à qui veut l’entendre que le droit international doit être respecté et que les problèmes internes du  Venezuela doivent être résolus par les Vénézuéliens et Vénézuéliennes. S’il s’engage dans ce processus de paix, c’est d’abord pour répondre à une invitation des autorités légitimes du pays et dans le but de faciliter la rencontre des groupes opposés afin qu’ils puissent trouver une solution à  leurs problèmes. C’est également pour que soit respecté le droit international de non-intervention de part de ceux qui auraient la tentation d’intervenir sans l’accord des autorités compétentes.

Pour mieux comprendre ce que représente la présence de Poutine au Venezuela, il faut regarder le rôle qu’il a joué et continue de jour en Syrie. Ce pays était envahi, depuis 2011, par des forces étrangères et des mercenaires qui se confondaient avec une opposition officielle. La soi-disant coalition internationale se présentait comme une force luttant contre le terrorisme et contre un gouvernement tortionnaire et cruel. Il fallait mettre fin à ce régime dirigé par Bachar Al Assad, qualifié de dictateur.  Des groupes mercenaires et terroristes, à la solde de cette coalition, faisaient le travail de sabotage et servaient de couverture morale,pour la coalition internationale, de lutte contre le terrorisme.

La Russie, à l’invitation du président Bachar Al Assad,  s’est présentée en Syrie, en 2014, et dans l’espace de quelques semaines, elle avait fait plus pour repousser les terroristes, qu’en avait faits la coalition internationale en deux ans. Ses interventions ont permis de mettre à nu les véritables intentions des divers acteurs en les  confrontant à la réalité du droit international à respecter et à la volonté réelle d’asseoir à une même table les principaux belligérants de manière à trouver une entente permettant de sortir le pays du marasque dans lequel la guerre l’a enfoncé.

L’arrivée de Poutine au Venezuela va vite confronter les véritables intentions de ceux qui veulent aider le Venezuela à s’en sortir. Il a d’ailleurs souhaité que ses collègues régionaux  se joignent à ses efforts pour que le Venezuela retrouve la paix et la prospérité.

Pour ceux qui seraient tentés d’envahir militairement le Venezuela, mieux vaut qu’ils y pensent à deux reprises avant de passer à l’action. Les sept bases militaires des États-Unis en Colombie et la quatrième flotte navale dans le Pacifique Sud demeurent toujours une menace pour le Venezuela, mais l’arrivée d’armements modernes et sophistiqués devra être prise en considération.

Espérons que les bonnes volontés, dépouillées de leurs ambitions de pouvoir et de domination, sauront trouver la voie de la paix.

Oscar Fortin
Le 19 mai, 2017 



NOTE: Lors de la communication téléphonique de Maduro à Poutine, ce dernier s'est engagé, entre autres, à envoyer tous les mois un chargement de 60 mille tonnes de blé pour alléger les besoins du peuple vénézuélien. Il ne commence pas par envoyer des armes pour faire la guerre, mais des aliments pour soulager la faim. C'est déjà un bon commencement.