PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

vendredi 19 mai 2017

MADURO N'EST PAS SEUL



POUTINE LE REJOINT



Les dernières déclarations du président Poutine relatives au conflit interne  qui s’accentue entre le gouvernement légitime de Nicolas Maduro et une opposition  de plus en plus violente ont de quoi faire réfléchir les alliés régionaux de cette opposition qui souhaiteraient bien une intervention militaire. Déjà, en mars 2015, la Russie avait répondu oui à la requête du gouvernement vénézuélien contre lequel le président étasunien d’alors, Barack Obama, avait déclaré comme une menace à la sécurité nationale des États-Unis. Une déclaration qui l’autorisait, pratiquement, à intervenir militairement au Venezuela.

Cette fois-ci, cette intervention du Président de Russie auprès du gouvernement vénézuélien revêt un caractère tout particulier. Celle-ci se réalise la  journée même où le président de Colombie, Manuel Santos, est à la Maison-Blanche en compagnie de son homologue étasunien, Donald Tromp.  Au nombre des sujets abordés figure celui du Venezuela, présenté comme une tragédie humaine sous la gouverne d’un régime politique qui se révèle être un véritable fiasco.  Bien que riche en pétrole et minerais,  sa population vit dans la famine. Il faut s’unir, disent-ils, pour sortir le peuple vénézuélien de cette misère humaine. Rien n’est dit, évidemment, de cet acharnement pour renverser ce régime depuis le jour où il a vu le jour.

Des millions de dollars ont été investis et continuent de l’être pour créer les conditions permettant de justifier une intervention militaire en vue de renverser ce régime.  L’opposition interne est mise à contribution pour dénoncer ce gouvernement, qu’elle qualifie de dictatorial, et le provoquer sous diverses formes. Elle canalise les fonds destinés pour créer des zones de violence et susciter la peur et le mécontentement de la population.  La cause de tous ces malheurs est refilée, comme par magie, au gouvernement. La presse nationale et internationale se charge  de cette magie. Elle sait comment transformer le vrai en faux et le faux en vrai. L’important, c’est que l’opinion publique en arrive à dire: nous en avons  assez de ce gouvernement.

Il va de soi que l’OEA, organisme régional sous contrôle officieux des États-Unis, est mis à contribution  pour donner une couverture régionale et internationale à toute intervention militaire visant le renversement du présent régime.  Les principaux responsables de cet organisme ne se font pas de scrupule avec des questions d’éthique et de solidarité. À ce niveau, le pouvoir de l’argent et sa force persuasive à corrompre les plus faibles font le reste du travail. Il faut toutefois reconnaître l’intégrité et la grandeur d’un grand nombre de ceux et celles qui siègent au sein de l’OEA et qui ont su résister tout autant aux billets verts qu’aux menaces.

Au nombre de ces alliés visant la fin de ce régime, il y a la Conférence épiscopale  du Venezuela,  adversaire féroce de la Révolution bolivarienne depuis ses tout débuts.  Elle a participé, à visage découvert, à toutes les tentatives de renversement de ce régime.  En 2002, elle était là pour célébrer un premier coup d’État contre Chavez. Malheureusement,  l’intervention du peuple et d’une partie de l’armée demeurée fidèle au gouvernement constitutionnel  ont vite transformé cette joie en un cauchemar.  Cette fois-ci, ce même épiscopat n’en démarre pas et se prête sans scrupule aux activités clandestines et violentes de l’opposition et souhaite une intervention extérieure pour mettre fin à ce régime.

C’est dans ce contexte que réapparaît Vladimir Poutine qui répète à qui veut l’entendre que le droit international doit être respecté et que les problèmes internes du  Venezuela doivent être résolus par les Vénézuéliens et Vénézuéliennes. S’il s’engage dans ce processus de paix, c’est d’abord pour répondre à une invitation des autorités légitimes du pays et dans le but de faciliter la rencontre des groupes opposés afin qu’ils puissent trouver une solution à  leurs problèmes. C’est également pour que soit respecté le droit international de non-intervention de part de ceux qui auraient la tentation d’intervenir sans l’accord des autorités compétentes.

Pour mieux comprendre ce que représente la présence de Poutine au Venezuela, il faut regarder le rôle qu’il a joué et continue de jour en Syrie. Ce pays était envahi, depuis 2011, par des forces étrangères et des mercenaires qui se confondaient avec une opposition officielle. La soi-disant coalition internationale se présentait comme une force luttant contre le terrorisme et contre un gouvernement tortionnaire et cruel. Il fallait mettre fin à ce régime dirigé par Bachar Al Assad, qualifié de dictateur.  Des groupes mercenaires et terroristes, à la solde de cette coalition, faisaient le travail de sabotage et servaient de couverture morale,pour la coalition internationale, de lutte contre le terrorisme.

La Russie, à l’invitation du président Bachar Al Assad,  s’est présentée en Syrie, en 2014, et dans l’espace de quelques semaines, elle avait fait plus pour repousser les terroristes, qu’en avait faits la coalition internationale en deux ans. Ses interventions ont permis de mettre à nu les véritables intentions des divers acteurs en les  confrontant à la réalité du droit international à respecter et à la volonté réelle d’asseoir à une même table les principaux belligérants de manière à trouver une entente permettant de sortir le pays du marasque dans lequel la guerre l’a enfoncé.

L’arrivée de Poutine au Venezuela va vite confronter les véritables intentions de ceux qui veulent aider le Venezuela à s’en sortir. Il a d’ailleurs souhaité que ses collègues régionaux  se joignent à ses efforts pour que le Venezuela retrouve la paix et la prospérité.

Pour ceux qui seraient tentés d’envahir militairement le Venezuela, mieux vaut qu’ils y pensent à deux reprises avant de passer à l’action. Les sept bases militaires des États-Unis en Colombie et la quatrième flotte navale dans le Pacifique Sud demeurent toujours une menace pour le Venezuela, mais l’arrivée d’armements modernes et sophistiqués devra être prise en considération.

Espérons que les bonnes volontés, dépouillées de leurs ambitions de pouvoir et de domination, sauront trouver la voie de la paix.

Oscar Fortin
Le 19 mai, 2017 



NOTE: Lors de la communication téléphonique de Maduro à Poutine, ce dernier s'est engagé, entre autres, à envoyer tous les mois un chargement de 60 mille tonnes de blé pour alléger les besoins du peuple vénézuélien. Il ne commence pas par envoyer des armes pour faire la guerre, mais des aliments pour soulager la faim. C'est déjà un bon commencement.

lundi 15 mai 2017

LE CONSEIL ÉPISCOPAL LATINO AMÉRICAIN (Celam)



VIT TOUJOURS AVEC SES CONTRADICTIONS


Le Conseil épiscopal latino-américain (Celam), fondé en 1955, regroupe les présidents des Conférences épiscopales nationales des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes. Tous les 4 ans, il y a une assemblée générale ordinaire pour définir les orientations pastorales et élire les différents dirigeants de l’assemblée. Du 3 au 9 mai 2017, s’est réalisée à San Salvador la XXXVIe assemblée générale pour célébrer le centième anniversaire de Mgr Romero, assassiné le 24 mars 1980.

On peut dire, sans trop se tromper, que l’ensemble de l’épiscopat latino-américain se démarque, entre autres, par un certain conformisme religieux qui fait d’eux des personnages prestigieux et importants dans l’Église, mais aussi dans la société. Ils font partie de l’élite sociale et leur environnement de vie s’ajuste à celle de ce milieu.

Il faut toutefois reconnaître qu’un certain nombre de ces évêques ont eu la grâce de répondre, par leur vie et leurs engagements, à la clameur de leur peuple, soumis à des conditions de vie inhumaines,  n’ayant d’autres voix pour se faire entendre que celle de leurs propres souffrances.  Au Brésil, Don Helder Camara est un de ceux-là, tout comme Mgr Oscar Romero au San Salvador. Ces évêques, convertis à la pauvreté avec les pauvres pour en devenir une voix qui éveille les consciences des nantis et des puissants, ne sont pas légion. Par contre, beaucoup de prêtres, religieux et religieuses, ont répondu à cet appel et sont devenus d’authentiques militants au service de la cause des pauvres et des humiliés de la terre.

Ces quelques évêques et missionnaires engagés auprès des pauvres ont redécouvert une lecture des évangiles et une compréhension de l’engagement de foi. Ce fut l’émergence de ce qu’on a dénommé la théologie de libération que le père Gustavo Gutierrez a formalisée de manière à ce que la mission de l’Église conduise inévitablement à la promotion et à la libération des pauvres et des humbles.

En 1968, à Medellin, il y eut la rencontre du Conseil épiscopal de l’Amérique latine avec la présence du pape Paul VI, grand ami de Don Helder Camara du Brésil. Ce fut une rencontre où beaucoup d’éléments de cette approche théologique d’être avec les pauvres et en solidarité avec ces derniers ont donné une lueur d’espoir à ceux et celles qui avaient fait le choix d’être avec les plus démunis et d’être solidaires, avec ces derniers, dans leur combat de libération d'une pauvreté inhumaine. C’était, pratiquement, la sortie d’une Église confinée à la sacristie, pour rejoindre une Église d’hommes et de femmes parlant le langage des Évangiles par leurs souffrances, les injustices qui les retenaient dans la misère, mais aussi par leur solidarité humaine qui en faisait de véritables communautés.

Ce tournant d’une certaine force vive de l’Église a généré bien des peurs et mis en branles les lobbies nécessaires pour que les plus hautes autorités de l’Église mettent fin à ces missionnaires militants qui œuvrent avec ces milieux de vie pour qu’ils en sortent et retrouvent toute leur dignité. Washington n’aimait pas ça et c’est avec grand soulagement qu’il a vu l’arrivée d’un nouveau pape en la personne de Jean-Paul II. Avec ce dernier, anticommuniste jusqu’à la moelle des os, cette théologie de libération qu’il confondait avec ce communisme ne ferait pas long feu. De 1978 à 2005, il a pu prendre en main le choix des évêques qui allaient prendre la relève. La lutte contre ce virus malsain allait devenir l’objectif premier de l’action de l’église hiérarchique. On continuera de parler des pauvres et de l’amour de l’Église à leur endroit, mais la sacristie redeviendra l’endroit des retrouvailles de l’Église avec son peuple.

Ce ne sera qu’avec l’arrivée du pape François que certains de ces théologiens pourront retrouver leur place dans l’Église. C’est le cas, entre autres, de Leonardo Boff, de Miguel d’Escoto et Gustavo Gutierrez dont j’ai parlé plus haut. Si le pape François apporte un air frais avec son mode de vie, son Exhortation apostolique Evangelii gaudium et son Encyclique Laudato si, il doit composer avec des évêques dont un grand nombre sont là depuis Jean-Paul II. Tout ce qui résonne comme socialisme devient vite du communisme et du marxisme. Ces derniers peuvent maintenir leurs discours pour les pauvres et au service des pauvres, mais ces derniers ne sont pas crédibles, en raison du fait que leurs actions vont à l’encontre des politiques qui favorisent le bien commun de l’ensemble du peuple. Le cas de l’épiscopat du Venezuela en est une illustration parfaite.

Le régime politique, mis en place sous la gouvernance de Chavez, s’inspire d’un socialisme,  dit du XXIe siècle.  Pour faire court, il s’agit d’un régime dont la constitution a été élaborée avec le peuple et reconnue par ce dernier dans le cadre d’un référendum, gagné avec 71% des voix. Cette constitution fait appel à une démocratie participative et non représentative. Le peuple, par diverses voies, est pris en considération dans les décisions prises et il peut de lui-même, moyennant les signatures requises, demander la destitution du Président ou de toute autre personne en autorité. Le bien commun du peuple est l’objectif premier du partage des richesses du pays, dont le pétrole occupe une toute première place. La Constitution prévoit les dates des élections.  Pendant les 17 années sous direction du chavisme, l’accès aux services de santé a été établi dans toutes les régions du pays et ces soins sont gratuits. Il en va de même avec l’éducation devenue accessible à tous et toutes, du primaire à l’universitaire. Plus de 1 600 000 logements ont été livrés à autant de familles.

Le conflit qui fait rage actuellement au Venezuela est en fermentation depuis l’arrivée de cette révolution. L’opposition de l’époque qui s’était aventurée en 2002 pour renverser le président Chavez est toujours les mêmes aujourd’hui. Ils sont dominés par les oligarchies nationales et guidés par  Washington qui n’a pas renoncé aux ressources abondantes de pétrole ainsi que des mines, dont celles d’or. L’épiscopat vénézuélien demeure toujours opposé à ce régime du socialisme du XXIe siècle qu’elle décrit comme « système totalitaire, militariste, policier, violent et oppresseur, lequel est à la source de tous les maux dont souffre notre pays. » Cette compréhension de ce socialisme du XXIe siècle est, pratiquement, partagée par l’ensemble des conférences épiscopales de l’Amérique latine et des Caraïbes.

L’Oncle Sam est bien heureux d’avoir à ses côtés ces épiscopats pour donner une valeur morale à ses interventions pour renverser ce régime et y implanter un nouveau sur lequel il aura tous les pouvoirs. En cela, le Celam porte une profonde contradiction : celle de ne pas reconnaître dans le régime chaviste le visage humain de la doctrine sociale de l’Église telle qu’exprimée, entre autres,  par Jean XXIII dans ses Encycliques Mater et Magistra et Pacem in terris et d’autre part d’ouvrir grande ouverte les portes à une intervention de Washington pour s’emparer de l’État et de ses richesses. Ce dernier représente ce que la pape François a qualifié de capitalisme sauvage dans Evangelii gaudium.

Dans ce scénario du Venezuela, la conférence épiscopale et le Celam jouent un rôle semblable à celui de l’Organisation des États américains (OEA). Ils ont pris parti pour l’opposition violente qu’ils se sont bien gardés de dénoncer dans leurs conclusions. Ils ont plutôt nommé un comité pour suivre le déroulement des évènements. Aucun appel n’a été fait pour donner suite à la convocation du Président pour une Assemblée nationale constituante et encore moins pour dénoncer les crimes commis par une opposition devenue terroriste.

Ces évêques peuvent toujours maintenir leurs discours d’une Église pauvre avec les pauvres, mais leurs engagements politiques avec les oligarchies et l’empire en annulent toute la crédibilité.


Oscar Fortin
Le 15 mai 2017


Je vous laisse avec cette dernière référence aux deux pactes signés entre le Vatican et Washington.


J'y ajoute cette autre référence au pacte des Catacombes

http://nsae.fr/2015/11/30/limpact-du-pacte-des-catacombes-sur-leglise-daujourdhui/






dimanche 14 mai 2017

L’information modulée selon certains intérêts

La vérité des faits passe au second plan



Cette question de l’information-désinformation revient de plus en plus sur les réseaux sociaux.  Je voudrais laisser la parole à certains grands spécialistes  et à certaines organisations dont le but premier est justement de décoder les tactiques et manœuvres utilisées pour donner au mensonge l’allure de la pure vérité.

Dans un article, publié  en 2016 sur son site @Armand Colin, ce dernier présente la problématique de l’information-désinformation de la façon suivante :

« Comment se forger une opinion sur les informations que l’on reçoit sur les réseaux, dans les médias ? Comment agit la désinformation et quel risque représente-t-elle pour la société… Dans La désinformation : les armes du faux  (Armand Colin, 2016), François-Bernard Huyghe, expert de l’information et de la stratégie, présente la genèse de la désinformation, la resitue dans l’histoire des sociétés, analyse ses mécanismes profonds. Alors que nous sommes submergés par les informations vraies ou fausses, voici un ouvrage salutaire, qui, s’il ne se veut pas rassurant, nous avertit et nous permet de prendre pleinement conscience du phénomène. »

L’article tout entier, plutôt bref, mais intense en contenu, mérite d’être lu.


Dans les temps que nous vivons où peuples et nations se disputent leurs droits et pouvoirs, les médias de toute nature deviennent une arme de premier plan pour moduler l’opinion publique de leurs commettants et de l’humanité entière que leurs prétentions sont justes et qu’elles répondent aux grandes valeurs dominantes de nos sociétés. Déjà, beaucoup a été écrit sur l’usage de ces médias de la part, évidemment, des plus puissants, pour justifier les interventions en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie et maintenant, plus près de nous, au Venezuela. Dans ce dernier cas, le Venezuela, l’usage de la désinformation des faits devient pratiquement caricatural. Je me permets de vous référer à cet article tout récent qui raconte comment tous ces montages se réalisent à l’insu de l’opinion publique qui n’a d’autres références pour décoder ces malversations des faits.

Voici quelques extraits de nature à vous inciter à lire au complet le document en question.

« La tâche de financer la confusion, en faveur d’une situation de guerre non conventionnelle contre le Venezuela, est dirigée par le département d’État. C’est ce que montre la Justification Budgétaire du Congrès (Congressional Budget Justification or CBJ), un rapport annuel fait au Congrès des États-Unis par cet organisme sur ses opérations à l’étranger.
En finançant les médias vénézuéliens, les États-Unis renforcent l’une des armes les plus puissantes contre le chavisme. Mark Weisbrot, un économiste du Centre de Recherche Économique et Politique (Center for Economic and Policy Research), un think-tank de Washington, a affirmé que « dans un certain nombre de pays, y compris le Venezuela et la Bolivie, l’USAID agit plus comme une agence impliquée dans des actions secrètes, comme la CIA, que comme une agence d’aide ou de développement. »
Les noms des organisations étrangères spécifiques qui reçoivent ces fonds sont des secrets d’État, exactement comme dans le cas de la CIA. Quand on demande des informations sur les organisations réceptrices, l’USAID répond qu’elle ne peut « confirmer ou nier l’existence d’antécédents ».
« Le circuit d’élaboration de la fausse information commence avec la déformation d’un fait, immédiatement reprise par les médias internationaux. La note est effacée en 1 à 4 heures, mais l’information continue à tourner sur les réseaux sociaux. Quand on connaît la version réelle, aucun média international ne corrige l’information, tout au moins pas avec la même véhémence. C’est ce qui s’est passé avec plusieurs morts survenues pendant les guarimbas, encore en cours, attribuées à « des collectifs chavistes » (appelés « paramilitaires » par les agents politiques).
Le département d’État a défini la ligne éditoriale des fausses informations : constituer un dossier de terrorisme d’État et de crimes contre l’humanité contre le Gouvernement vénézuélien (en faisant usage de la notion de « collectifs paramilitaires ») pour, de cette façon, aiguiser le siège diplomatique et financier contre lui. Comme cela a été fait contre le Nicaragua, Haïti, la Syrie et la Libye. »
« L’instrumentalisation des fausses informations comme arme d’une guerre psychologique et médiatique leur a servi, entre autres, à provoquer des scénarios d’intervention contre la Lybie et la Syrie. On pourra prendre comme exemple le supposé bombardement de la Place Verte à Tripoli en 2011, ou « l’attaque chimique » du gouvernement syrien la même année. Les mêmes méthodes sont utilisées au Venezuela avec l’obtention des mêmes résultats comme objectif
En savoir plus sur http://reseauinternational.net/le-departement-detat-usa-finance-les-fausses-informations-contre-le-venezuela
/#zWUetkH7kWzGFT18.99 »

Si vous retournez à cet article, vous y verrez les exemples qui sont donnés comme mutilation de la vérité des faits.


Je termine avec cet exemple d’une nouvelle diffusée sur nos médias qui attribuait celle-ci à l’armée d’avoir utilisé des excréments d’humain contre une opposition paisible. Or, la vielle, j’avais suivi sur telesurtv.net le déroulement de ces évènements en direct où on voyait ces terroristes payés par l’opposition tirer de ces flacons d’excréments contre les policiers qui assuraient les limites prévues pour les manifestants. À ce moment, leur manifestation se réalisait face à l’Édifice du Ministère de la Justice auquel ils ont causé de nombreux dommages. Nous sommes évidemment loin de la nouvelle qui attribue aux policiers d’avoir utilisé ces excréments contre une opposition pacifique.

La vérité sur ce qui se passe au Venezuela nous est cachée. Le pétrole et les mines d’or font l’envie des prédateurs nationaux et internationaux ayant à leur tête l’immense pouvoir dont dispose Washington.

Oscar Fortin

Le 14 mai 2017